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  • Nous contacter | Lola

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  • La carrière | Lola

    La carrière de Liszt le compositeur Franz Liszt est souvent présenté par de nombreux musicologues comme le compositeur le plus innovant du XIXᵉ siècle romantique. Pianiste virtuose, il transforma profondément la manière de jouer, de composer et de concevoir la musique ; il fut un véritable révolutionnaire du langage musical. Son influence fut considérable. Pour en savoir plus Cliquez ici le virtuose "La prodigieuse virtuosité de LISZT résulte de la conjonction de son incomparable don de « fascination magnétique », allié à une technique éblouissante hors pair, et une sensibilité suprêmement aiguisée. LISZT est l’inventeur de la technique dite « transcendante », un langage nouveau qui n’existait pas auparavant". Pour en savoir plus Cliquez ici l’ écrivain « Liszt grandit en spirale, car il présente toujours de nouvelles faces : être extraordinaire. Je ne serais pas étonné de le voir quitter la musique tout à fait pour ne s’occuper que de littérature . » Charles Alexandre, grand-duc de Saxe-Weimar-Eisenach, 1851 Pour en savoir plus Cliquez ici le pédagogue Liszt a eu plus de 400 élèves, tout au long de sa carrière. La dernière période, de 1873 à 1886, est la plus documentée, car certains élèves ont écrit des journaux et des témoignages, tels que, entre autres, Amy Fay, Carl Lachmund, Walter Damrosch, Arthur Friedheim, Alexander Siloti, August Göllerich, et Lina Schmalhausen. Pour en savoir plus Cliquez ici le chef d´orchestre « Lorsqu’il dirige Beethoven, Berlioz, Wagner, il s’identifie au compositeur ; il pénètre entièrement dans l’univers mental de ces esprits avec lesquels il est en parfaite affinité. Il joue sur l’orchestre comme il joue sur le piano. » Richard Pohl, 1854 Pour en savoir plus Cliquez ici

  • Un enfant prodige (1819-1827) | Lola

    L'enfant prodige, les années d'apprentissage 1819 - 1827 C’est à Raiding, petit village de Hongrie, à 90 km de Vienne, près de l’actuelle frontière austro-hongroise, que naît Franz Liszt, dans la nuit du 21 au 22 octobre 1811. Son père, Adam , est intendant des domaines du prince Esterhazy. La famille Esterhazy était une grande famille princière bien connue des musiciens, puisque c’est à son service qu’avait été Joseph Haydn. Les domaines en question sont des bergeries qui comptent cinquante mille moutons et cent chèvres ! Adam Liszt est un homme cultivé qui a deux passions : - la musique ; il joue en amateur de plusieurs instruments, il avait tenu le violoncelle dans l’orchestre du prince lorsqu’il était à la cour, - la religion, passion qu’il partage avec sa femme, Anna Lager. Il avait même été novice chez les franciscains dans sa jeunesse. Franz sera leur unique enfant. 1811, c’est l’année de la comète, une merveille astronomique, qui devenait de plus en plus spectaculaire à l’approche de la naissance de Franz, et les diseuses de bonne aventure du campement tzigane voisin prédiront la naissance d’un grand homme. Le petit Franz est de santé fragile, et ses parents craindront plusieurs fois de le perdre. C’est à l’âge de six ans qu’il révèle des dispositions exceptionnelles pour la musique, en reproduisant d’oreille des airs joués par son père. Émerveillé par son talent, Adam lui enseignera le piano, et aussi, ce qui est important pour la suite de sa carrière, l’harmonie, la composition, le déchiffrage à vue et l’improvisation, bref, la musique dans son ensemble. Et le petit garçon se taillera un joli succès auprès des notables locaux en improvisant sur des airs populaires. Adam se rend vite compte que le talent de son fils mérite une autre pointure pour son enseignement et il entreprend des démarches pour obtenir un congé afin de s’installer à Vienne. C’est ainsi que Franz quittera définitivement à dix ans son village natal. Il gardera de ces dix années à Raiding deux impressions fortes : - la religion : il aura été très impressionné par les services religieux auxquels ses parents l’ont emmené, - et les tziganes : il est fasciné par ces personnages mystérieux qui jouent une musique étrange. Il aura plus tard l’occasion de les retrouver. Voilà donc le petit Franz à Vienne. Il va étudier avec deux célébrités. Le piano avec … Carl Czerny ! En fait c’était un remarquable pédagogue, disciple et interprète de Beethoven, qu’il fera d’ailleurs connaître au petit Franz qui lui vouait une grande admiration (le portrait de Beethoven figurait en bonne place dans le salon de sa maison natale, et quand on lui demandait ce qu’il voudrait faire plus tard, il montrait le portrait de Beethoven en disant « comme lui »). De plus, Czerny était loin d’être une « vieille barbe » ! Il avait la trentaine et a été pour Franz comme un frère aîné. Il faut signaler aussi que, connaissant la situation financière de la famille Liszt qui n’était pas brillante, il a dispensé son enseignement gratuitement. L’autre célébrité avec laquelle Franz a étudié la composition, c’était Anton Salieri, celui dont une rumeur sans fondement, qui s’est propagée jusqu’à nos jours en inspirant la pièce « Amadeus » de Peter Shaffer et le film éponyme de Miloš Forman, avait fait l’empoisonneur de Mozart. Salieri non plus n’avait rien demandé pour son enseignement. Et c’est à l’âge de onze ans que Franz compose et publie sa première œuvre : « Variation sur une valse de Diabelli ». Le séjour à Vienne touche à sa fin, car Adam a de plus grandes ambitions pour son fils : aller à Paris pour qu’il y suive l’enseignement du Conservatoire qui représentait ce qu’il y avait de mieux en Europe. Avant de partir, le petit Franz donne un dernier concert triomphal à Vienne ; on y remarque, au premier rang, un personnage célèbre, qui s’était fait beaucoup prier pour venir, car il détestait les enfants prodiges. C’est Beethoven lui-même, qui, à la fin du concert, monte sur scène, embrasse l’enfant au front en lui disant : « Va, tu es un heureux et tu rendras heureux d’autres hommes. Il n’y a rien de mieux, de plus beau ». Cette belle scène du « Weihekuss », le « baiser de consécration » de Beethoven, immortalisée par une lithographie, a toutes les chances d’être une légende ! La seule chose dont on est certain, c’est qu’une rencontre a bien eu lieu, mais au domicile de Beethoven. Nous voici donc en 1823. Adam prend une décision radicale : il démissionne définitivement de sa charge d’intendant. Cela signifie que les seules ressources de la famille viendront des dix doigts de son fils qui a douze ans ! Et les voilà en route pour Paris, munis de lettres de recommandations des plus hautes autorités de l’Empire. Voyage triomphal : Salzburg, Munich, Augsburg, Stuttgart, Strasbourg, Metz et Paris. Dans chaque ville, Franz donne un concert triomphal. La rumeur s’étend comme une traînée de poudre : on parle de « Mozart ressuscité » (à peu de choses près, il suit le parcours du jeune Mozart lors de son premier voyage à Paris), on le compare aux plus grands pianistes du moment. Arrivé à Paris, dès le lendemain, ils sont reçus par le directeur du Conservatoire qui, inflexible, refuse l’inscription de Franz : le règlement interdit l’accès des élèves étrangers aux classes de piano. Le coup est rude : tout ce voyage pour rien ! Ironie de l’histoire : ce directeur, si à cheval sur le règlement à l’égard des étrangers, était lui-même italien : il s’appelait Lugi Cherubini ! On se rabattra donc sur des professeurs privés, mais uniquement pour la composition : Franz ne prendra plus de cours de piano. Le plus grand pianiste virtuose de tous les temps aura terminé sa formation à douze ans, et n’aura eu que deux professeurs : son père et Czerny avec lequel il sera resté moins de deux ans. Les lettres de recommandation aidant, il est vite connu et adopté par les milieux aristocratiques qui s’arrachent le « petit Litz » (on écorche encore son nom ainsi de nos jours, au lieu de le prononcer correctement « liste »). Il joue devant le duc d’Orléans, le futur Louis-Philippe, devant la duchesse de Berry. Très vite, il commence à donner des leçons aux jeunes filles dans les milieux chics ! À quatorze ans, on lui commande un opéra qui sera représenté à l’Opéra de Paris, avec un succès mitigé, Don Sanche. Et surtout il entreprend des tournées, soutenu par le facteur de pianos Érard. Celui-ci avait introduit un perfectionnement décisif dans la mécanique du piano, et la virtuosité du jeune Liszt était le meilleur faire-valoir pour son invention. Après le marketing, voici le sponsoring ! Donc Franz entreprend plusieurs tournées dans le sud de la France, en Suisse, en Angleterre. Une telle vie n’est pas sans conséquences sur le psychisme d’un adolescent : c’est ainsi qu’il manifestera l’intention d’arrêter la musique et… de se faire prêtre ! Son père l’en dissuadera : « Tu appartiens à l’Art, pas à l’Église » ! Ces années d’apprentissage prendront fin en 1827 par le premier drame de sa vie : alors qu’il se repose d’une tournée fatigante en Angleterre avec son père à Boulogne sur Mer , celui-ci tombe brusquement malade et meurt en quelques jours. Ce jeune homme d’à peine dix-sept ans, seul fait venir sa mère de Hongrie à Paris. Et au deuil s’ajoute une déception sentimentale. Depuis quelque temps déjà, Franz donnait des leçons de piano à une jeune fille de la meilleure société, Caroline de Saint-Cricq, fille d’un ministre de Charles X. Les deux jeunes gens ont le même âge, les mêmes goûts, et les leçons de piano se terminent par des discussions exaltées. La mère de la jeune fille voit d’un assez bon œil cette idylle, mais elle est très malade, et quand elle décède, le père se charge très vite de convoquer le jeune saltimbanque et de lui montrer où est sa vraie place : à la porte ! Puis il mariera sa fille à un homme de son milieu, le comte d’Artigaux. À la déception sentimentale s’ajoutera ainsi une humiliation sociale qui marquera Franz durablement. Il va alors tomber dans une profonde dépression qui durera plus de deux ans. Il se retire quasiment de la scène, à tel point qu’un journal le donnera pour mort ; il songe de nouveau à se faire prêtre ; et il pense même à se laisser mourir de faim en se laissant enfermer dans le cimetière de Montmartre ! Va-t-il rebondir, et comment ? Paul Hubert des Mesnards Extraits de Franz Liszt L'artiste Roi Collection Les Portraits Musicaux - Les éditions Marinières La maison de naissance de Liszt à Raiding Le jeune Franz Liszt Adam Liszt Carl Czerny Lugi Cherubini La tombe d'Adam Liszt à Boulogne sur Mer La Sté des Bains de mer où, Liszt jeune, se produisit en concert RETOUR A LA BIOGRAPHIE Cliquez ici

  • Sardanapale | Lola

    Sardanapale La redécouverte et la reconstruction moderne du manuscrit permettent aujourd'hui d'entrevoir ce qu'aurait pu devenir Liszt compositeur d'opéra à l'époque de sa maturité. En effet, rares sont les compositeurs du XIXe siècle qui ont pu résister aux sirènes de l’opéra. On croyait que Franz Liszt avait échappé à cette règle, mais on se trompait : en 1849, il s’était attelé à la mise en musique de cet opéra, livret en italien tiré de la pièce Sardanapalo de Byron, qui avait inspiré à Delacroix sa Mort de Sardanapale Liszt envisagea d'autres projets lyriques sans les mener à terme. Ses nombreuses paraphrases d'opéras témoignent cependant de sa connaissance exceptionnelle du théâtre musical. Enfoui dans les archives de Weimar, dépoussiéré par David Trippet, le premier acte a été monté à Weimar et joué les 19 et 20 août 2018. Franz Liszt en avait démarré la composition à Weimar en 1849 Voir "How Liszt's lost opera was rescued" Cambridge University YouTube Cliquer ici

  • Oeuvres pour orchestre | Lola

    Les oeuvres pour orchestre ★ Faust-Symphonie Eine Faust-Symphonie in drei Charakterbildern — 1854-1857 — S.108 Faust, Marguerite, Méphistophélès : Liszt ne raconte pas directement le drame de Goethe mais construit trois portraits psychologiques reliés par la transformation des thèmes. Pour en savoir plus sur Faust-Symphonie Cliquez ici Article conseillé : La Faust Symphonie, un compositeur entre Faust et Méphisto par Harry Halbreich , dossier 6 de Crescendo Magasine Cliquez ici Pour en savoir plus, la Tribune des critiques de disques, Radio France Cliquez ici ★ Dante Symphonie Eine Symphonie zu Dantes Divina Commedia — 1855-1856 — S.109 Une traversée musicale de l'Enfer et du Purgatoire inspirée par Dante. Liszt renonce finalement à représenter musicalement le Paradis et termine par un Magnificat. Pour en savoir plus Cliquez ici Les poèmes symphoniques : Genre initié par Berlioz avec la symphonie fantastique, on pourrait citer aussi Beethoven et César Franck (Ce qu’ on entend sur la montagne) mais c’ est surtout Liszt qui l’ a développé, perfectionné et lui a donné ses lettres de noblesse. Il a fait entrer dans ses 13 poèmes symphoniques ce qu’ il aimait, ainsi de la littérature, de la poésie, de l’ histoire, des mythes, de la philosophie. Il ne s’ agit jamais d’ une imitation (Voir Les poules de Rameau) mais d’ une suggestion. C’ est un genre purement instrumental en un seul mouvement . Très décrié par certains au départ qui l’ opposait à la musique dite pure, il a fait de nombreux émules chez Smetana, Borodine, Rimsky Korsakov, St Saens , Richard Strauss, Paul Dukas… Ces poèmes ont surtout été composés à Weimar où en tant que Kappelmeister, il disposait d’ un orchestre. On peut regretter qu’ aujourd’hui ils soient si peu joués mais plusieurs grands chefs d’ orchestre en ont enregistré l’ intégrale: Bernard Haitink et la Philarmonique de Londres Ginandrea Noseda et l’ Orchestre national de France Arpád Joó et le Budapest Symphonic Orchestra. Le poème symphonique, Liszt le fondateur, podcast de France Musique "Au cœur de l'orchestre" du 25 mars 2024, Christian Merlin. Cliquez ici ★ Les Préludes Poème symphonique nº 3 — 1848-1854 — S.97 Le plus célèbre des treize poèmes symphoniques. La transformation d'un petit nombre de thèmes permet à Liszt d'unifier une succession d'épisodes contrastés. ★ Mazeppa Poème symphonique nº 6 — 1851-1854 — S.100 Inspiré notamment de Victor Hugo. La course effrénée du héros attaché à son cheval conduit de la catastrophe au triomphe. ● Tasso, Lamento e Trionfo Poème symphonique nº 2 — S.96 Liszt oppose la souffrance du poète Torquato Tasso à sa gloire posthume. ● Orpheus Poème symphonique nº 4 — S.98 Un des poèmes symphoniques les plus contemplatifs de Liszt, conçu autour du pouvoir civilisateur de l'art. ● Hamlet Poème symphonique nº 10 — S.104 Plutôt qu'une narration de Shakespeare, Liszt propose un portrait psychologique sombre et instable du prince Hamlet. ● Hunnenschlacht — La Bataille des Huns Poème symphonique nº 11 — S.105 Inspiré d'un tableau de Wilhelm von Kaulbach. Le combat terrestre se transforme progressivement en affrontement spirituel. ● Von der Wiege bis zum Grabe Du berceau à la tombe — 1881-1882 — S.107 Treizième et dernier poème symphonique. L'œuvre tardive remplace la rhétorique héroïque des années de Weimar par une méditation sur les âges de la vie. Les autres poèmes symphoniques ○ Ce qu'on entend sur la montagne — S.95 ○ Prometheus — S.99 ○ Festklänge — S.101 ○ Héroïde funèbre — S.102 ○ Hungaria — S.103 ○ Die Ideale — S.106 Pour en savoir plus : Liszt symphoniste | Dossier Liszt (2) : Crescendo Magazine, par Harry Halbreich Cliquez ici Retour à l'Oeuvre de Liszt Cliquez ici

  • Les Poèmes Symphoniques | Lola

    Les poèmes symphoniques L’une des contributions les plus importantes de Liszt L’une des contributions les plus importantes de Franz Liszt à l’histoire de la musique est la création du poème symphonique, forme qui marque une étape décisive dans l’évolution de la musique à programme. La musique à programme consiste à associer une œuvre instrumentale à une idée extra-musicale : texte littéraire, réflexion philosophique, paysage, personnage ou événement historique. Liszt précise lui-même qu’un programme n’est pas destiné à imposer une interprétation précise, mais à guider l’auditeur vers l’idée fondamentale qui a inspiré l’œuvre : « Ce n’est qu’un avant-propos par lequel le compositeur a pour but de préserver son œuvre contre l’arbitraire d’une explication poétique. » Il écrit également : « Le programme peut imprimer à la musique instrumentale des caractères presque identiquement correspondants à diverses formes de la poésie. » Et encore : « Le programme ne revendique que la possibilité de préciser l’émotion qui pénétrait le musicien-poète lorsqu’il créait son œuvre, la pensée à laquelle il donnait en elle une enveloppe matérielle. » Contrairement à la symphonie classique, soumise à une structure formelle relativement stricte, le poème symphonique est une œuvre orchestrale libre destinée à exprimer une idée ou un parcours émotionnel. Cette nouvelle forme permet à Liszt de rapprocher musique, poésie, philosophie et peinture dans une même démarche artistique. Les sources d’inspiration de ces œuvres sont multiples : un texte littéraire ; une idée philosophique ; une figure historique ou mythologique ; une image ou un paysage. Liszt composa treize poèmes symphoniques : Ce qu’on entend sur la montagne ; Tasso, Lamento e Trionfo ; Les Préludes ; Orphée ; Prométhée ; Mazeppa ; Festklänge ; Héroïde funèbre ; Hungaria ; Hamlet ; Hunnenschlacht ; Die Ideale ; Von der Wiege bis zum Grabe. Parmi eux, Les Préludes demeure le plus célèbre. Inspiré d’un texte de Alphonse de Lamartine, il développe un parcours émotionnel continu plutôt qu’une construction symphonique traditionnelle. Une révolution esthétique : la musique de l’avenir Les poèmes symphoniques de Liszt suscitèrent de très vives oppositions. C’est autour d’eux, ainsi que des symphonies Faust et Dante, que se cristallisa le grand débat esthétique du XIXᵉ siècle autour de la Zukunftsmusik — la « musique de l’avenir ». Les défenseurs de la musique dite « pure », notamment autour de Leipzig, reprochaient à Liszt de subordonner la musique à des éléments littéraires ou philosophiques. Mendelssohn, Schumann, Brahms ou Joachim s’opposèrent ainsi à cette esthétique nouvelle. Comme le souligne Serge Gut, c’est précisément la musique à programme qui attira sur Liszt les critiques les plus virulentes. Ses opposants considéraient que la musique devait rester autonome, indépendante de toute référence extérieure. Liszt, au contraire, cherchait à réaliser une œuvre d’art totale associant musique, poésie, philosophie et parfois même dimension picturale. Malgré ces polémiques, les poèmes symphoniques connurent un grand succès jusqu’à la première moitié du XXᵉ siècle et exercèrent une influence considérable sur plusieurs générations de compositeurs. L’influence des poèmes symphoniques L’invention lisztienne influença directement de nombreux compositeurs : Richard Strauss avec Ainsi parlait Zarathoustra ; Jean Sibelius avec Le Cygne de Tuonela ; Sergueï Rachmaninov avec L’Île des morts ; Bedřich Smetana avec Vltava. On retrouve également son influence chez Camille Saint-Saëns, César Franck ainsi que chez les compositeurs russes comme Modeste Moussorgski, Alexandre Borodine, Nikolaï Rimski-Korsakov ou Alexandre Scriabine. -

  • liszt actualiatés musicales

    Décourir Liszt, ses oeuvres sa vie, ses amis ses amours ... Cécile Chaminade (1857 - 1944) « Elle me rappelle Chopin » aurai dit Liszt , quant à Bizet dont elle fut aussi contemporaine il l’ appelait « mon petit Mozart » d’autres de dire que sa musique très romantique faisait penser à celle de Mendelssohn . Une femme ne peut donc être valorisée que par sa comparaison avec d’ autres hommes ! Pourtant elle a fait preuve de personnalité, d’ originalité dans son importante œuvre de compositrice, opéras, plus de 150 mélodies , de nombreuses pièces pour piano. C’ est aidée par Bizet qui avait remarqué son grand talent de pianiste, qu’ elle pourra prendre son envol musical, malgré l’ opposition de son père: «Les filles sont destinées à être épouses et mères. »Ce fut une concertiste brillante très appréciée en Europe, particulièrement en Angleterre mais aussi en Amérique du nord. Elle fut la première femme à recevoir la décoration dans l’ Ordre national de la Légion d’ Honneur et une des première à entrer à la Sacem . Marquée par l’ intransigeance de son père, elle refusera toute sa vie d’ être encadrée et n’ eut ni secrétaire ni agent et apprécia, au décès de son père de pouvoir s’ en sortir financièrement grâce à sa musique. Pour en savoir plus: France Musique a consacré une série d’ émission sur Cécile Chaminade Cliquez ici France Culture Femmes artistes, Musiciennes et compositrices, une histoire en mode mineur Reconnaissance et statut des femmes compositrices au 19ieme siècle Cliquez ici A lire La musique à t elle un genre ? De Mélanie Traversier et Alban Ramart Éditions de La Sorbonne 2019 Cécile Chaminade 1857 -1944 2021 année György Cziffra, c'est le centième anniversaire de sa naissance Notre internaute, Stany Kol, mélomane et musicien est un grand admirateur de György Cziffra. Il a publié dans le Courrier de l'UNESCO, un article élogieux qui est le suivant Cziffra : chant et liberté " György Cziffra a quitté en 1956 la Hongrie pour la France, son pays d'adoption. Aussitôt, ce fabuleux pianiste conquiert une notoriété exceptionnelle. Virtuosité hallucinante, sonorités chatoyantes, communion jubilatoire avec la musique, voilà que le monde découvrait un magicien inouï. L'effet produit sur son auditoire rappelle celui que provoquait, plus d'un siècle auparavant, l'apparition en Europe d'un Paganini ou d'un Liszt . Cziffra n'a-t-il pas, sa vie durant, intériorisé la musique de Liszt jusqu'à l'incarner ? Mais Cziffra allait bientôt être décrié au nom d'un "certain bon goût". Trop loin des convenances stylistiques du moment ! Etudiant le piano dans les années 60, je me souviens du dédain qui venait aux lèvres de mon professeur avec l'une de ses critiques favorites: "Ah non! pas comme Cziffra ! " (curieusement Brassens et Cziffra étaient à ses yeux coupables des mêmes péchés; un rapprochement dont ni l'un ni l'autre n'ont eu à rougir). Il est vrai que l'establishment de la musique l'a snobé . Comment l'a-t-il vécu, lui qui a tant fait pour les musiciens? J'ai subi un temps l'influence de ce bon goût frotté d'intolérance. On m'a appris que les éclairs et les frissons jaillis de ces doigts-là étaient trop spontanés pour être recommandables . Il avait été pour moi un un dieu. Il me fallu abjurer cette foi. La jeunesse aura-t-elle été une excuse ? Sa vie , c'est plus tard que j'en ai entendu parler. Vie d'épreuves et de drames, de volonté et de passion, demain peut-être une légende. Energie et tendresse, son art en est irradié. C'est peut-être pour cela que le jeu de Cziffra me touche à nouveau aujourd'hui. N'en déplaise aux pharisiens, le romantisme ne s'épanouit que dans la générosité. L'académisme l'étouffe. Cette musique est un don sans retenue: saurons-nous entendre le chant d'un homme qui la transfigure ? La liberté de Cziffra a été de ne jamais se plier à aucun dogme, politique ou artistique. En nous quittant, il nous laisse cette liberté. Merci. Stany Kol, ancien secrétaire de la Conférence générale et du Conseil exécutif de l'Unesco Tiré du Courrier de l'UNESCO (1994) György Cziffra à son piano dans la chapelle Saint-Frambourg à Senlis Philippe Cassard : Liszt joué par Cziffra Pour citer Wikipédia, Philippe Cassard est un pianiste classique, musicologue, critique, producteur et animateur d’émissions de radio sur France Musique. Il est pour tous les amateurs de piano, un musicien brillant à la carrière internationale et pour tous les auditeurs de France Musique, un homme intelligent, cultivé, éclectique et passionnant. Vous ne serez pas surpris qu’avec de telles qualités il fasse partie des admirateurs de Liszt dont il rectifie auprès de quelques rares détracteurs l’image du compositeur, aujourd’hui encensé et réhabilité par la majorité des grands musiciens. Même démarche concernant György Cziffra. En 2019 Philippe Cassard a consacré une émission passionnante à Liszt jouée par Cziffra, truffée d’inédits lui ayant été communiqués notamment par Christian Lorandin, lui aussi pianiste et critique ami des Lisztomanias International qui a bien connu György Cziffra. Nous avons apprécié les propos de Philippe Cassard concernant ceux qui ont pourfendu les interprétations de György Cziffra, rappelant la fascination qu’il exerçait sur tous les types de publics « sauf sur les snobs qui se pinçaient le nez et sur un critique de l’époque demandant à Cziffra d’apprendre à faire de la musique ! ». Pour écouter cette émission Portrait de famille du 31 août 2019 György Cziffra joue Liszt Cliquez ici Philippe Cassard actualité Cliquez ici A noter que Philippe Cassard vient de sortir un CD Beethoven / Liszt avec Cédric Pescia. Il s'agit dune transcription de Franz Liszt pour deux pianos Cliquez ici Christian Lorandin a été cofondateur de la Société des amis de György Cziffra tout savoir sur son activité de pianiste, critique et rédacteur musical et surtout l'accès à des documents inédits sur György Cziffra Cliquez ici Philippe Cassard Cliquez ici Christian Lorandin Cliquez ici Emmanuel Macron, amateur de Franz Liszt rencontre avec Mùza Rubackyté à Vilnius Le Président Macron est venu avec son épouse Brigitte pour une courte visite officielle à Vilnius. Une réception conviviale, bien qu'introduite par les hymnes nationaux respectifs, s'est déroulée dans la Salle Renaissance du Palais des Gouverneurs à Vilnius. "A l'issue des interventions des Présidents Gitanas Nausèda , et Président Macron, j’ai été présentée et j’ai introduit mon programme "Rêve d'Amour" de Franz Liszt, avant de me mettre au piano. J’ai eu une écoute exceptionnelle. La soirée fut très belle avec des convives de grande qualité. A l'issue du concert, mon échange avec le Président Macron et son épouse a été extrêmement chaleureux. Je savais que Mr. Macron était un bon pianiste, Prix de Conservatoire d’Amiens et très grand amateur de F. Liszt. J'ai été heureuse d'apprendre qu’il écoutait toujours avec plaisir mon triple CD “ Lyrinx” des Année de Pèlerinages de F. Liszt ". "... Comme vous le savez peut-être, je suis particulièrement sensible à la musique pour piano – j’en ai moi-même beaucoup joué et tente d’en jouer encore dès que j’ai le temps. L’œuvre de Schumann occupe une place à part : elle porte des images et des sentiments que je ne trouve nulle part ailleurs, avec une variété de tons unique. J’ai également un grand attachement à Liszt, cet Européen majeur, moderne résolu ancré dans la grande tradition : l’incandescence des Années de Pèlerinage reste intacte après tant d’années". (Propos recueillis auprès du Président Macron par Julien Vallet pour CLASSIQUENEWS) Le 30 septembre dernier Mùza Rubackyté s'est vue décernée le "41st International Franz Liszt Grand Prix" pour son interprétation dans son CD "De la valse à l'abîme". Site internet de Mùza Rubackyté Cliquez ici Mùza Rubackyté face à Emmanuel Macron et son épouse entourés du couple présidentiel lituanien Mùza Rubackyté Extrait des Années de P èlerinage - les cloches de Genève Cliquez ici Invitation aux voyages "sur les pas de Franz Liszt" ... Le Rhin est le fleuve mythique des romantiques : poètes et musiciens n’ont cessé d’ en être fascinés et, au XIXe siècle, de Beethoven à Wagner en passant par Schumann, ils ont eu à cœur de lui trouver un écho dans leurs œuvres. Franz Liszt parcourut la région et y vécut de belles heures avec Marie d’Agoult sur l’ile de Nonnenwerth. C’est aussi lui qui anima la souscription qui permit d’édifier une statue à L.W. Beethoven à Bonn, passage obligé de notre voyage, en cette année anniversaire . Le Rhin incarne aussi les sources du romantisme et de sa poésie: les poètes d’Heidelberg , les légendes, Heine, et même Hugo qui écrivit « Le Rhin», récit de voyage. C’est avec les joyaux de la musique allemande, hongroise, française, que nous allons parcourir le Rhin romantique à travers sonates, duos et lieder : les artistes sauront nous plonger dans cet univers riche en résonances multiples, dans la poésie et dans l’Histoire. Un atelier chantant accompagnera notre navigation. Et en explorant les racines du Romantisme allemand autour de Beethoven aussi bien qu’en ouvrant des perspectives sur Wagner , nous essaierons d’éclairer nos passagers et de les emmener dans ces contrées poétiques dont la musique d’outre-Rhin s’est fait le reflet durant tout le XIXe siècle. A l’occasion du 250e anniversaire de la naissance de L.V. Beethoven, un hommage particulier lui sera rendu à Bonn, sa ville natale, où se trouve la statue élevée grâce à la souscription de Franz Liszt. L’ensemble des concerts à bord associera Beethoven, Liszt et leurs contemporains. Tous détails et informations auprès d'Alain Rechner lisztomanias.international@gmail.com ou 0681984505 Cette Croisière qui devait se dérouler en 2020 est du 2 au 8 septembre 2021. A ce jour, cinq cabines en pont principal sont encore disponibles Modalités pratiques : programme détaillé de la croisière Cliquez ici Plaquette promotionnelle Cliquez ici Vous souhaitez être rappelé rapidement, laissez un message Cliquez ici Rudesheim La statue de Beethoven à Bonn Mannheim Conférences Concerts Quiétude du petit matin " Sur les pas de Franz Liszt et de Marie d' Agoult en Emilie Romagne & Toscane" En raison de la pandémie le voyage initialement prévu en mai 2021 est reporté du 16 au 22 mai 2022 à Bologne, Ravenne, Florence et Pise « Commencer ce voyage par Bologne est paradoxal ! Certes, Franz Liszt analyse finement, à la Pinacothèque Nationale, la "Sainte Cécile en extase" de Raphaël et un tableau de Guido Reni lui rappelant sa mère, mais Marie d'Agoult y fait la difficile : "Bologne, ville mal bâtie, vilaines arcades... Sainte Cécile moins admirable que je ne pensais"... L'esprit critique et "ronchon" de Marie, le partagerez-vous ? Bologne a des charmes qu'elle n'a pas perçus ! A Ravenne , cette admirable ville-transition entre Rome et Constantinople, nous verrons non seulement ce que nos voyageurs ont vu mais aussi ce qui a été découvert depuis. Et le tout est exceptionnel ! Puis Florence , où nos voyageurs prennent « grand goût à la statuaire et à la peinture", à juste titre comme notre visite le démontrera. Trois villes-étapes de Franz et Marie : Prato , Pistoia et Lucques , ou Lucca en Italien, référence (avec Carcassonne et Provins) des villes médiévales. Dans sa banlieue, visite au site de la Villa Massimiliana . Marie et Franz y rédigèrent les pages les plus magistrales du " Bachelier és musique". Pise, enfin, pour la "tour penchée", bien sûr ; mais surtout, chers Lisztiens, pour les fresques du Campo Santo, inspiratrices "d'après une lecture de Dante ». Voyage-dialogue entre notre propre goût et celui de nos voyageurs de 1839...Pèlerinage lisztien ! » Jean-Claude Menou Ce voyage est accompagné et imaginé par Jean-Claude Menou, Conférencier-écrivain. Il a publié chez Actes Sud, en mars 2015, « Le voyage-exil de Franz Liszt et Marie d'Agoult en Italie » A ce jour, les nouvelles inscriptions seront en liste d'attente. contact Yves Nazé 0607772899 ynaze@free.fr Modalités pratiques, programme détaillé du voyage Cliquez ici Quelques Images des sites visités en Emilie Romagne et Toscane www. liszt-franz.com Contact : reminiscences.liszt@gmail.com - Mob: +33 6 51 24 50 77 Mentions légales

  • L'oeuvre | Lola

    L’ œuvre musicale de Franz Liszt Une oeuvre musicale immense ! L'œuvre de Franz Liszt est immense. Elle accompagne presque tout le XIXe siècle musical et ne se limite nullement au piano virtuose auquel son nom reste souvent associé. Liszt a composé pour le piano, l'orchestre, l'orgue, la voix et le chœur ; il a écrit des concertos, des symphonies, des poèmes symphoniques, des œuvres religieuses et de la musique de chambre. Il a également consacré une part importante de son activité à la transcription et à la transformation des œuvres d'autres compositeurs. La complexité de son catalogue tient aussi à sa manière de travailler. Liszt revenait fréquemment sur ses compositions, parfois plusieurs décennies après leur première rédaction. Une même œuvre peut donc exister sous plusieurs versions et pour différents effectifs. Cet inventaire n'a pas pour ambition de reproduire le catalogue complet de Liszt. Il propose plutôt un parcours raisonné permettant de découvrir ses œuvres les plus importantes et de s'aventurer progressivement vers les pages moins connues. Une première compilation chronologique des œuvres de Liszt fut effectuée par Peter Raabe (1872-1945) et publiée en 1931. Plus tard, Humphrey Searle (1915-1982), musicologue anglais, classa près d’un millier d’œuvres. Il utilisa la lettre « S », initiale de son nom, comme préfixe de numérotation. Il répartit les partitions par genres en deux volumes, de S1 à S530, puis de S531 à S999, en respectant, autant que cela lui fut possible, l’ordre chronologique. Quant à l’élaboration du catalogue numérique des œuvres de Liszt, elle a débuté en avril 2022 et devrait durer une douzaine d’années. Financée par la Fondation allemande pour la recherche, elle coûtera 1,2 million d’euros. L’ élaboration du catalogue numérique des œuvres de Liszt a démarré en avril 2022 et est prévu pour durer une douzaine d’ années. Financé par la Fondation allemande pour la recherche , il coûtera 1, 2 millions d’ euros. « Franz Liszt est le seul compositeur éminent du 19eme siècle , pour lequel il n’ existe à ce jour aucun catalogue complet des sources et des œuvres. Cela s’ explique peut-être par le fait que la création lisztienne résiste particulièrement bien à une définition fixe de l’ œuvre. Adaptations et remaniements, nouvelles créations, variantes d’ exécution, inspirations littéraires changeantes , peu de catalogues de compositeurs romantiques sont aussi bigarrés, colorés et mouvants que celui de Liszt » explique Dr. Christiane Wiesenfeldt, directrice du projet. Le portail numérique Liszt devra refléter cette complexité Digitales Liszt Quellen-und Werkverzeichnis sera élaboré en commun sur les 3 sites du projet, à savoir Heidelberg , Dresde et Weimar avec notamment le Musée des Archives Goethe Schiller qui comporte également celles de Franz Liszt Nous avons tenté de dresser un inventaire des oeuvres de Franz Liszt en tenant compte de la classification d'Humphrey Searle et nous avons établi les catégories suivantes dans lesquelles vous retrouverez vos oeuvres préférées Les oeuvres originales pour piano seul Cliquez ici Les oeuvres pour piano et orchestre Cliquez ici Les oeuvres pour orchestre Cliquez ici La musique de chambre et orgue Cliquez ici La musique vocale sacrée et religieuse Cliquez ici La musique chorale, les mélodies et opéras Cliquez ici Comment utiliser cet inventaire ? Pour une première découverte de Liszt, commencer par les œuvres marquées ★ permet de parcourir ses principaux univers : piano virtuose et poétique, musique symphonique, musique religieuse, transcription et Lied. Les œuvres ● permettent ensuite de dépasser l'image traditionnelle du virtuose romantique et de découvrir notamment le Liszt spirituel, expérimental et visionnaire. Les œuvres ○ conduisent enfin vers un autre Liszt : celui des premières versions, des œuvres rares et surtout des dernières années, dont certaines audaces annoncent étonnamment la musique du XXe siècle. Leslie Howard Humphrey Searle Dr. Christiane Wiesenfeldt, Professeure à l'Université d'Heidelberg oeuvres pour piano Leslie Howard, intégrale Liszt 99 CD

  • Festivals | Lola

    Festivals lisztiens Liszt en festivals dans le monde Festivals, rencontres et académies autour de Franz Liszt Près d'un siècle et demi après sa disparition, Franz Liszt continue de réunir musiciens, musicologues et mélomanes à travers le monde. De son village natal de Raiding à Budapest, de Weimar à Châteauroux, de l'Italie aux États-Unis, festivals, rencontres, académies et concours entretiennent la présence de son œuvre et permettent de la redécouvrir sous des éclairages toujours renouvelés. Certains de ces festivals sont entièrement consacrés à Liszt. D'autres élargissent leur programmation à ses contemporains, à ses héritiers ou aux multiples courants artistiques qu'il a contribué à faire naître. D'autres encore associent concerts, conférences, masterclasses et travaux musicologiques. Cette page n'est pas un agenda et ne prétend pas recenser toutes les manifestations où la musique de Liszt est jouée. Elle souhaite plutôt dresser progressivement un inventaire des rendez-vous réguliers qui, dans le monde, contribuent particulièrement à faire vivre et connaître l'héritage lisztien. LES GRANDS RENDEZ-VOUS LISZTIENS EN EUROPE Raiding — Liszt Festival Quoi de plus symbolique que d'écouter Liszt là où tout commença ? Raiding, aujourd'hui en Autriche, est le village natal de Franz Liszt à l'époque appelé Doborjan et était situé en Hongrie. À quelques pas de sa maison natale, le Liszt Zentrum accueille chaque année un festival réunissant pianistes, orchestres et ensembles internationaux. Le festival constitue aujourd'hui l'un des principaux rendez-vous lisztiens européens. Pour découvrir le Liszt Festival Raiding : Cliquer ici → Voir également sur notre site : Musées, maisons et collections Franz Liszt dans le monde Châteauroux — Les Lisztomanias Créées en 2002, les Lisztomanias occupent une place singulière parmi les festivals consacrés à Franz Liszt. Concerts, conférences, rencontres, concerts littéraires, académies et masterclasses permettent d'aborder Liszt non seulement comme compositeur et pianiste, mais aussi à travers son époque, ses contemporains, ses engagements et son héritage. Le choix de Châteauroux et du Berry fait également écho aux liens de Liszt avec George Sand et Nohant. Pour découvrir les Lisztomanias : Cliquer ici Provence — Liszt en Provence Créé à la fin des années 1990, le plus ancien festival Liszt en France, Liszt en Provence associe récitals de piano, musique de chambre et conférences dans le cadre provençal du Domaine Saint-Estève à Uchaux et dans différents lieux de la région. Liszt reste le fil conducteur d'une programmation qui dialogue volontiers avec Bach, Beethoven, Chopin, Wagner, Ravel, Rachmaninov et d'autres compositeurs. Pour découvrir Liszt en Provence : Cliquer ici Budapest — Liszt Fest International Cultural Festival Créé à Budapest en 2021, à l'occasion du 210e anniversaire de la naissance de Franz Liszt, le Liszt Fest revendique l'esprit d'ouverture et de curiosité du compositeur. Sa programmation dépasse volontairement le seul répertoire lisztien : musique classique et contemporaine, jazz, danse, littérature et arts visuels s'y rencontrent dans différents lieux culturels de Budapest. Une conception très actuelle de l'héritage de Liszt, artiste européen ouvert à toutes les formes de création. Pour découvrir le Liszt Fest de Budapest : Cliquer ici Grottammare — Festival Liszt La ville italienne de Grottammare accueille depuis plus de vingt ans un festival consacré à Franz Liszt. Récitals et concerts permettent notamment d'explorer le Liszt virtuose, ses œuvres et l'univers musical qui l'entoure. Pour découvrir le Festival Liszt de Grottammare : Cliquer ici LES FESTIVALS LISZTIENS EN AMÉRIQUE American Liszt Society Festival L'American Liszt Society organise chaque année un festival — ou conférence-festival — consacré à Franz Liszt. Sa particularité est d'être itinérant : les différentes éditions sont accueillies par des universités, bibliothèques, sections locales de l'American Liszt Society ou institutions musicales, principalement aux États-Unis et au Canada. Concerts, récitals, conférences, masterclasses et rencontres scientifiques permettent de réunir interprètes, chercheurs, étudiants et amateurs autour d'un thème différent chaque année. L'American Liszt Society a également organisé des manifestations internationales en Europe, en Amérique du Sud et en Asie. Pour découvrir l'American Liszt Society Festival : Cliquer ici ACADÉMIES ET RENCONTRES LISZTIENNES Schillingsfürst — Liszt-Akademie Schillingsfürst ville située en Allemagne entretient un lien particulier avec la mémoire de Liszt et de la famille Hohenlohe-Schillingsfürst. La Liszt-Akademie y associe transmission, interprétation et approfondissement de l'univers lisztien. Pour découvrir la Liszt-Akademie de Schillingsfürst : Cliquer ici Weimar — Manifestations et rencontres Liszt Weimar demeure naturellement l'un des grands centres de la vie lisztienne internationale. Festivals, biennales, concerts, rencontres scientifiques et manifestations organisées autour de la Liszt-Haus, de la Hochschule für Musik Franz Liszt et des collections de la Klassik Stiftung perpétuent le rôle que la ville joua dans la vie et la carrière du compositeur. Pour découvrir les manifestations lisztiennes de Weimar : Cliquer ici FESTIVALS AMIS A TENEUR LISZTIENNE ET AUTRES RENDEZ-VOUS Tous les festivals présentés ici ne sont pas exclusivement consacrés à Franz Liszt. Certains lui accordent cependant une place régulière ou entretiennent des liens particuliers avec le monde lisztien. Festival Mélusine — Bourgogne Organisé à la Commanderie du Saulce, à Escolives-Sainte-Camille, le Festival Mélusine propose musique de chambre et récitals dans un cadre patrimonial remarquable. Franz Liszt et le répertoire romantique y occupent régulièrement une place importante, son directeur artistique et fondateur a été dans don jeune âge le seul élève de Cziffra il est également lauréat de la Fondation Cziffra Pour découvrir le Festival Mélusine : Cliquer ici Vilnius Piano Festival (Lituanie) Le Vilnius Piano Festival rassemble des pianistes internationaux autour du grand répertoire pour piano. Liszt y trouve naturellement sa place, aux côtés des autres grandes figures de la littérature pianistique. Pour découvrir le Vilnius Piano Festival : Cliquer ici UN INVENTAIRE OUVERT SUR LE MONDE Cet inventaire est nécessairement évolutif. Certains festivals naissent, d'autres disparaissent ou deviennent biennaux ; certaines manifestations changent de nom ou de ville. De nouveaux rendez-vous consacrés à Liszt apparaissent régulièrement dans le monde. Nous souhaitons donc enrichir progressivement cette cartographie des festivals, académies et rencontres qui contribuent à faire vivre son œuvre. Vous connaissez un festival ou une manifestation régulière consacrée à Franz Liszt qui ne figure pas encore dans cet inventaire ? N'hésitez pas à nous la signaler. Cliquez ici Festival Liszt à Budapest Revenir à la page connaître Liszt Cliquer ici

  • Biographie de Liszt

    Décourir Liszt, ses oeuvres sa vie, ses amis ses amours ... Les femmes de Franz Liszt Fut-il un "séducteur"? Il fut une des premières victimes du « Rock Star System ». Bel homme, très séduisant, musicien doué, cultivé et éclectique dans ses savoirs, célèbre, charismatique et généreux, il ne lui manquait rien pour être courtisé à outrance, aujourd’hui nous dirions harcelé. Tous ceux qui le rencontraient étaient séduits. Parmi les multiples éloges, retenons en un tout simple, celui de l’écrivaine Georges Eliott en 1854 lors d’un voyage à Weimar, Liszt avait 43 ans : « Génie, bienveillance et tendresse rayonnent de toute son attitude, il maniait l’instrument avec calme et aisance et son visage était tout simplement magnifique » (1). Il fréquentait les salons, les milieux huppés où l’on rencontrait les femmes qui par leur fortune pouvaient être les plus élégantes, les plus séduisantes et les plus cultivées. Il avait l’embarras du choix et on lui a prêté beaucoup de conquêtes, cela continue encore aujourd’hui. Il existe un site faisant l’inventaire de toutes les femmes qu’il a côtoyées ou avec qui il a vécu sans faire le distingo sous le titre, Liszt, « Unions et enfants » Pour accéder à ce site cliquez ici Il avait un type de femme, pas toujours les plus jolies, mais toutes intelligentes et cultivées, avec souvent un faible pour les femmes inaccessibles soit par leur rang, soit par leur engagement dans leur mariage (Caroline de Saint Cricq, la Comtesse Marie d’Agoult, la Princesse Carolyne Sayn-Wittgenstein ) . Il fut donc harcelé, courtisé jusqu’ à la folie, on ramassait ses bouts de cigare, lui coupait les cheveux, on l’observait au télescope, on l’épiait, le surveillait, on se pâmait. Et il en fut ainsi même dans sa vieillesse, citons Adelheid von Schorn, écrivaine allemande : « Je n ai jamais vu qu’avec dégout ce don qu’avait Liszt d’attirer les femmes. Cela n’eut point de cesse même dans sa vieillesse et il était pénible de constater qu’il se trouvait des femmes capables de regarder le vieillard comme une proie désirable….malheureusement je n’ ai vu que trop souvent comment les femmes se jetaient sur lui, si bien qu’ on aurait pu penser que les rôles étaient inversés » (2). Fut-il sensible à toutes ces démonstrations ? En profita-t-il ? A t-il eu ce que l’on appelle aujourd’hui une vie de coureur ? Que disent les principaux exégètes de Liszt ? Opposons ceux dont les ouvrages font référence sur notre compositeur. Si Serge Gut dans son livre Liszt est le plus accusateur et lui prête maintes conquêtes, Alan Walker dans son Franz Liszt considère qu’on lui en a données beaucoup trop sans preuves ; « pas une seule pièce véritablement probante n’a été mise à jour qui prouve que le lien de Liszt avec l’une de ces femmes a été de nature sexuelle ». Nous ne les départagerons pas, d’autant qu’il y a eu tant d’autres biographes qui se sont penchés sur la question sans trouver un consensus, même après avoir décortiqué sa volumineuse correspondance. Liszt n’était pas du genre à étaler ses exploits amoureux, restant toujours discret. Il faudrait définir par quoi démarre l’engagement amoureux. A la lecture de la pléthorique correspondance romantique, on se rend compte de l’emphase qui était mise dans les rapports humains, beaucoup de pleurs, d’embrassades et de mots d’amour sans qu’il n’y ait eu quoi que ce soit. Ainsi, citons George Sand concernant Liszt : « j’aime Franz c’est une partie de mon propre sang ». Liszt n’a jamais attrapé la syphilis contrairement à nombre de ses « collègues » artistes, pour ne citer que ceux qu’il a connus ou qui lui ont été contemporains : Beethoven, Paganini, Schubert, Heinrich Heine, Schumann, Flaubert, Baudelaire, Jules de Goncourt, Alphonse Daudet, Nietzsche, Gauguin, Guy de Maupassant, Rimbaud, Manet… Que disent celles qui l’ont bien fréquenté ? Marie d’Agoult et sa fameuse phrase : « je veux bien être votre maitresse, pas une de vos maitresses », Carolyne Sayn-Wittgenstein : « il aimait la compagnie des femmes parce qu’elles l’adulaient, le valorisaient et lui apportaient la consolation dont il avait besoin de l’acharnement dont il était victime de la part de la critique et de tant d’autres qui le jalousaient et n’avait de cesse de l’assassiner » (1). Lorsque vieillissante à Rome, jalouse et alimentée par toutes les rumeurs qui lui parvenaient elle lui écrivait, lui reprochant ses tardives aventures ; « cela gâtera votre biographie » (3). Enfin ses élèves disaient qu’il était de nature affectueuse avec la gente féminine et sans prêter à mal. Il a sans aucun doute été un grand séducteur, écartelé entre ses sentiments et sa vocation religieuse, mais pas un grand collectionneur ni un grand libertin. Les séducteurs n'ont pas forcément de rapports sexuels avec toutes celles qu'ils séduisent. Comme le dit la Princesse, Liszt était trop pris par son travail, sa musique et ses appétences religieuses. Ne serait-ce pas en raison de ce dernier élément qu’il suscita tant de rumeurs ? Franz Liszt a rejoint les franciscains en 1865, ne recevant que les ordres mineurs mais portant la soutane et il continuait à séduire parfois à son corps défendant comme ce fut le cas avec Olga Janina (voir ci-après). Peut-on imaginer plus croustillant pour alimenter les rumeurs et les conversations de salon, et cela continue encore aujourd’hui ! Alan Walker Franz Liszt Fayard Serge Gut Liszt Editions de Fallois Guy de Pourtales 1926 La vie de Franz Liszt ebooks-bnr.com Françoise Quédeville Marmey La Comtesse Marie d'Agoult la Princesse Carolyne Sayn-Wittgenstein Un cas d’harcèlement : Olga Janina Olga Janina, sous le pseudonyme de Robert Franz, raconte dans un livre pamphlet intitulé Souvenirs d’une cosaque comment souffrant d’une addiction pathologique à l’égard du compositeur, elle harcela « X », en fait Liszt, jusqu’a à y laisser toute sa fortune. Janina dans ce roman autobiographique se venge, comme Marie d’Agoult l’a fait avec Nélida. Les faits : en 1869 Liszt a 58 ans, il porte la soutane et se voit harcelé par une de ses élèves Olga Janina, prétendue Comtesse cosaque de 26 ans. Après avoir tenté de le tuer parce qu’il ne voulait pas répondre à ses avances elle se voit expulsée de Budapest. L’ouvrage : on se l’arrache dès sa première publication en 1874, et il rencontra un tel succès qu’il n’y eut pas moins de 13 éditions sous différents titres et différents pseudonymes. Liszt et la Princesse Sayn-Wittgenstein en furent meurtris, citons cette dernière dans un courrier à Edouard Liszt : « le monde sait bien que le pamphlet de Janina est plein de fausseté ; mais qu’on dit que ce sont les détails qui sont faux » (1) Petit roman agréable à lire en raison de l’humour dont fait preuve l’auteur, ainsi évoquant Weimar « petite ville où les chaussettes du souverain sèchent sur les haies des frontières ». Janina est ouverte, intelligente et presque féministe. La première rencontre avec « X » (Liszt) donne le ton au roman, c’est un coup de foudre : « je revins malade, fascinée, éblouie ». Commence un harcèlement qui va durer des mois et qui la mène partout où Liszt de sa vie trifurquée se trouve, à Weimar, en Hongrie, à Rome : « je ne pouvais aimer qu’avec violence, frénésie … il serait à moi ou je le tuerai ». Elle nous fait découvrir son acharnement au travail et sa religiosité : « j’assistais tous les jours à la messe de 6 heures, placée dans l’ombre d’un confessionnal, je le regardais prier ». Son addiction la conduira à tous les excès : « je m’abaissais à un triste espionnage et ne cessait de l’épier jour et nuit jusqu’ à l’épuisement … enfin « X » paraissait. J’oubliais mon mal et ma douleur, je l’avais vu ! Je m’en retournais consolée, guérie, pour recommencer le lendemain » Elle dépense toute sa fortune et plus tard celle de sa fille pour séduire « X », elle le couvre de fleurs et va jusqu’ à le harceler à la Villa d’ Este où il s’ est réfugié. De toute évidence et à l’aveu de Janina, il refusait de donner suite. A l’époque, les lois contre le harcèlement sexuel n’existaient pas. Comment cela s’est il terminé ? « X » a-t-il cédé ? elle mentionne à la fin du livre une scène qui a fait scandale où « X » après la messe du Vendredi Saint l’enlace et l’étouffe de baisers. C’est la scène la plus chaude du livre, il n’y a aucune mention de rapports sexuels . Compte tenu de ses confessions débridées, s’ils avaient eu lieu, elle les aurait bien complaisamment mentionnés. Elle termine son livre méchamment comme marie d’Agoult avec Nélida en nous montrant un Liszt vaniteux, hypocrite, qui l’a ruinée parce qu’il aimait le luxe et tous ses raffinements « il m’a aimée pour ma richesse ». A-t-elle confondu Liszt avec Wagner ? Faut-il la croire ? Toute sa vie selon les biographes, n’est que mensonges. Les grands moments de son enfance qu’elle décrit dans les premiers chapitres font douter de la véracité des faits. Laissons à Olga Janina les derniers mots de cette histoire qu’elle place dans la bouche de « X », trop content de s’en être débarrassé après qu’elle eut tenté de le tuer parce qu’il refusait de répondre à ses avances : « la violence de vos sentiments trouble la paix qui est une des conditions de mon existence. Souffrez donc que je m’abstienne de recevoir vos étranges élucubrations jusqu’ au moment où vous aurez compris qu’il n’y a pas de bonheur possible en dehors de l’observation des lois divines. Il faudra aussi vous réconcilier avec votre sort, qui n’est d’ailleurs que le fruit de vos diverses imprudences ». Souvenirs d’une Cosaque par Robert Franz deuxième édition, librairie internationale Lacroix et Cie, éditeurs 1874 (1) Serge Gut Liszt FQM En 1869 Liszt a 58 ans, il porte la soutane et se voit harcelé par une de ses élèves Olga Janina, prétendue Comtesse cosaque de 26 ans. Olga Janina « je ne pouvais aimer qu’avec violence, frénésie … il serait à moi ou je le tuerai ». Auriez-vous aimé avoir Liszt comme voisin ? Voici un texte publié dans Liszt en son temps de Pierre Antoine Huré et Claude Knepper (Hachette Littérature) dont nous vous conseillons la lecture en raison de la pertinence des documents choisis et annotés. Liszt travaillait de façon répétitive suivant les conseils de son maître Czerny qu’il n’a jamais désavoué. Liszt disait que ces exercices répétitifs et fastidieux étaient nécessaires et ajoutait qu’ il les travaillait pendant des heures tout en lisant pour ne pas s’ ennuyer. Ainsi, lassée de ces répétitions, la Comtesse Dash, dans l'extrait ci-dessous, nous montre des voisins voulant faire déménager Liszt. Pour voir le texte Cliquez ici La précocité de Liszt et sa maîtrise de la langue française. Liszt en son temps de Pierre Antoine Huré et Claude Knepper editions Hachette Littérature Pour accéder au texte cliquez sur le livre ci-dessus La précocité de Liszt et sa maîtrise de la langue française. Ses dons et sa précocité ne concernèrent pas que la musique mais se retrouvèrent dans bien d’autres domaines de sa personnalité, ainsi dans sa maîtrise de la langue française. Franz fut élevé dans un contexte germanophone, sa mère Anna et son père Adam ne parlaient qu' un allemand dénaturé (celui du Burgenland). Ce dernier échouant à l’apprentissage du hongrois, il ne l' inculqua donc pas à son fils. En outre au XIXe siècle, La Hongrie était sous domination autrichienne. Peut-être Liszt avait-il eu quelques notions de français avant d’arriver à Paris puisqu' en ce début du XIXe siècle toute l’Europe aristocratique et artistique était encore sous primauté linguistique française. Citons Adam Liszt, père de Franz: " je suis venu à Paris (.....) pour perfectionner le talent de mon fils par l’audition des grands artistes que cette capitale renferme en si grand nombre et pour lui faire cultiver la langue française dont il a déjà quelques notions et que l' on peut appeler à juste titre la langue européenne. " A son arrivée à Paris en décembre 1823, il vient d' avoir 12 ans, et 4 mois plus tard, en mars 1824, il maîtrise déjà honorablement le français. Comme en témoigne cette lettre touchante écrite à Londres par le jeune Franz et citée dans le Liszt de Alan Walker tome I. " Monsieur, je vous serai infiniment obligée si vous voudrais bien vous donner la peine de venir me voir aujourd'hui à trois heures et quart ayant quelques morceaux de fini, et comme je désire de les faire graver je m' adresse à vous en vous priant de bien vouloir les entendre pour que vous n' achetez pas le chat dans le sac,…" Entre cette lettre et celle inédite ci-dessous datée du 1er juin 1826 concernant un concert qu’il a donné à Lyon et dont nous pouvons vous offrir la primeur sur ce site grâce à Stéphane Monier , membre des Lisztomanias International, qui en a fait l' acquisition, il ne s' est écoulé que 2 ans. Années bien remplies, avec des tournées en Angleterre et en Suisse ainsi qu' une activité musicale importante en concerts et en compositions, son opéra "Don Sanche" écrit à 13 ans produit à l'Académie Royale de Paris et la composition et publication de son Étude pour le piano en 12 exercices (48 initialement prévus) qui deviendront plus tard Les Études d' exécution transcendante. Liszt a ensuite vécu une douzaine d' années à Paris où il a pu s' imprégner de la culture française; il a toujours préféré s' exprimer en français qu' il maîtrisait mieux que la langue allemande comme le prouve la quantité d'œuvres, essais et prose écrits dans un excellent français. Rappelons néanmoins qu' il s'est toujours défini comme " magyar" et qu' il se sentait avant tout Hongrois , nationalité qu’il revendiquait pour ses trois enfants. Françoise Quédeville Marmey Lettre inédite du 1 juin 1826, Liszt à 14 ans (voir ci contre) Voir ci-dessous commentaire de Stéphane Monier que nous remercions pour son intéressante contribution. LETTRE INEDITE DE FRANZ LISZT ECRITE DANS SA QUINZIEME ANNEE En l’an 1826 le jeune Liszt effectua une tournée de concerts dans le sud de la France. Il se produisit en effet dans les villes de Bordeaux, Marseille et Lyon. Dans la « Cité des Gaules » Liszt se présenta trois fois en public : le mardi 23 mai, le mercredi 31 mai, puis, suite à l’insistance du Préfet, du Maire et du Lieutenant général, le mardi 13 juin, invariablement à 8 heures du soir dans l’ancienne salle de la bourse au Palais Saint-Pierre. Cette lettre, écrite le lendemain du deuxième concert, témoigne de la maturité du jeune Liszt et de sa maîtrise (déjà) de la langue française. Grâce à un article de Antoine Salles, conseiller municipal de Lyon, publié en 1911 pour le centenaire de la naissance de Liszt, nous en savons un peu sur l’organisation et la teneur de ces concerts. Des personnalités musicales de la ville telles que Mrs Baumann et Donjon, l’un premier violon, l’autre flûtiste à l’orchestre du Grand-Théâtre et Mlle Falleville qui quelques semaines plus tôt avait créé « la Dame blanche » (François Adrien Boieldieu) s’étaient mis à sa disposition pour l’encadrer et le seconder. Le prix des places était modeste, fixé à 3 francs. Le programme du 31 mai comprenait une étude de piano probablement extraite de la première mouture des futures études d’exécution transcendante publiée chez Boisselot à Marseille en cette année 1826 sous le n° d’opus 6 - en fait 1- et dédiée à une jeune bossue Lydia Garella, son premier amour ! Figurait également un pot-pourri dans lequel s’enchaînaient des motifs du chœur des Montagnards écossais de la Dame blanche, un air des Noces de Figaro et divers autres morceaux connus. Enfin, une ouverture, celle de Don Sanche, jouée auparavant le 20 juin 1825 à Manchester. Lors de ce concert, Donjon exécuta des variations sur la flûte et Mlle Falleville chanta un air des Folies amoureuses. Que faut-il entendre par le terme « brioches » à prendre au sens figuré ? Certainement la fantaisie et les acrobaties pianistiques auxquelles le public était peu accoutumé à cette époque. Il faut remarquer aussi l’ardent et précoce désir du jeune Liszt de s’imprégner de la culture française. Le destinataire de la lettre « Mon cher Monsieur Fouquet » n’a pas été identifié. Stéphane Monier (membre de "Sur les pas de Liszt" ) Franz Liszt jeune musicien en 1825 Pour un texte agrandi cliquer ici Où Franz Liszt doit-il être inhumé ? Une querelle sans fin entre Weimar, Bayreuth et Budapest Après sa mort survenue le 31 juillet 1886 à Bayreuth où Cosima, sa fille, avait exigé, peut-on dire, que son père, bien malade, assista à la première représentation de Tristan au Festspielhaus, sa dépouille fut l' objet de querelles concernant son lieu d' inhumation. Qui furent les protagonistes qui " combattirent " pour s' approprier le corps du défunt? - Weimar , que Liszt ne cessa de fréquenter sur plus de 40 ans, faisant de cette ville une capitale musicale de premier ordre attirant l’élite mondiale des artistes de l’époque - Budapest : Liszt est Hongrois, il est né à Doborjàn aujourd'hui Raiding. Il fit maints séjours en Hongrie au cours de sa vie prouvant son attachement pour ce pays. - Bayreuth ou plutôt, devrions nous dire, Cosima qui tenait à ce que son père y soit inhumé et qui a fait ce qu' il fallait pour éliminer les deux autres compétiteurs. Concernant Weimar, elle exigea que son père fut enterré dans le caveau royal avec Goethe et Schiller, ce qui fut refusé et pour La Hongrie, elle prit ombrage d'un discours malencontreux du Premier Ministre de l' époque doutant du patriotisme de Liszt pour refuser jusqu' à la fin de ses jours qu' il y fut transféré. Finalement le mausolée fut construit à Bayreuth mais la querelle ne cessa pas et dura encore une quarantaine d' années. Même à ce jour certains Hongrois n'ont toujours pas perdu espoir. Que voulait Liszt? Peut-être est-il un peu responsable de cette situation puisqu'il a souvent donné des informations contradictoires quant à son lieu d’inhumation. Tout d’abord à Caroline Sayn-Wittgenstein et plus tard à son Valet Milka, il déclara qu'il souhaitait être enterré là où il mourrait. Puis d' autres fois il déclara que ce serait à Rome où il a souvent séjourné « si j’avais le choix de ma sépulture se serait au cimetière de Tivoli » ou à st Tropez, Blandine sa fille y avait acheté une maison juste avant de décéder. Cosima, selon Alan Walker, voyait en Liszt une ombre pour la renommée posthume de Wagner. La comparaison s' il était inhumé à Bayreuth, en bas de la colline, serait sans conteste favorable à Wagner. D'un côté le Festspielhaus consacré à l' œuvre de son mari, Wahnfried leur magnifique demeure (aujourd'hui musée) et le tombeau de Wagner dans le beau Parc. Pour Liszt, Juste de l'autre côté de la rue Siegfriedstrasse , un modeste appartement loué dans la maison de Frau Fröhlich, où il avait été hébergé durant ses derniers jours (Cosima n' en avait pas voulu à Wahnfried ) aujourd'hui transformé en un modeste musée et son mausolée au cimetière municipal de Bayreuth. Ainsi pour les visiteurs de la postérité, l'avantage en terme d’image serait à Wagner. Vengeance de la part de Cosima ? Liszt, son père, s’il ne manqua jamais de soutenir ses enfants matériellement, sur le plan affectif ne fut pas à la hauteur puisqu' il resta par exemple près de 9 ans sans venir les voir lorsqu'ils étaient à Paris élevés par leur grand-mère bien qu’ils ne cessèrent de le réclamer comme en témoignent leurs nombreuses lettres. Cosima n’a-t-elle pas écrit dans son Journal "qu’elle n' avait eu ni père ni mère et que seul Wagner l' avait aimé...". Pour en savoir plus, un livre incontournable, base pour tous ceux qui s' intéressent à Franz Liszt, le Liszt d’Alan Walker aux éditions Fayard en deux volumes. A lire les trois derniers chapitres du tome II relatant de façon très émouvante les derniers jours de ce grand musicien. Ouvrage bien documenté, sérieux, il se lit comme un roman, ce que fut la vie de Liszt. "en septembre 1887, le monument était en place. Au- dessus de l’entrée, on avait placé une inscription reproduisant une phrase du Nouveau Testament : " Ich Weiss dass mein Erlöser lebt " ( je sais que mon Rédempteur est vivant ). Le bâtiment fut endommagé au cours des dernières semaines de la Deuxième Guerre mondiale et le cercueil de Liszt fut provisoirement exhumé avant d’être réenterré au même endroit, recouvert cette fois d’une simple pierre tombale. En 1978, la ville de Bayreuth a restauré le mausolée d' origine qui est toujours en place aujourd'hui ." Extrait de Liszt d' Alan Walker tome 2 Fayard Copyright FQM Le Mausolée de Franz Liszt à Bayreuth "Ich Weiss dass mein Erlöser lebt" "Je sais que mon rédempteur est vivant" La tombe de Daniel Liszt à l'ombre du Mur de Berlin Une nouvelle contribution pour notre site de la part de Christine van Zandijcke (Belgique) fidèle lisztienne, qui lors d’un déplacement récent à Berlin s’est mise en quête de la tombe de Daniel, fils de Franz Liszt, qui est située là où passait le « mur » ! Voici ce que Christine nous écrit : « Dans Alan Walker j'avais lu que Daniel était décédé chez sa sœur Cosima à l’époque épouse de Hans von Bülow à Berlin. Walker (dans sa première édition, quand la RDA existait encore) écrivait aussi que le Mur de Berlin passait littéralement sur sa tombe. Avant de partir pour Berlin, j'ai consulté ce site: https://www.findagrave.com/memorial/29634052/daniel-liszt C'est au nord de Berlin-Mitte, métro (U-Bahn - ligne U6) Schwarzkopffstraße, pas loin du Museum für Naturkunde, à 3 stations au nord de Friedrichstr., dans la Liesenstraße nº6 , à droite dans la rue en venant du métro/Musée. Une partie du vieux Domfriedhof contient une section de la communauté française: c'est là ! Belle journée ! Christine van Zandijcke » Daniel Liszt est le troisième et le dernier enfant que Franz Liszt eut avec Marie d Agoult. Né le 9 mai 1839 à Palestrina près de Rome, il ne vécut qu’une vingtaine d’années, anéanti par une phtisie galopante en décembre 1859. Sa vie avait bien mal commencé, pendant ses deux premières années, il fut « abandonné » par ses parents chez une nourrice qui le laissa mourir de faim. Heureusement son parrain, le célèbre peintre et ami du couple, Henri Lehmann le retira à temps et le « ressuscita » alors que Marie d’Agoult semblait l’avoir déjà abandonné. N’écrira-t-elle pas à Lehmann : « Les nouvelles de Daniel me donnent une grande joie. Toutefois je vous défends absolument d’y retourner avant votre départ. C’est une vraie folie et au fond une folie sans résultat. Cet enfant est forcément confié à la Providence et au hasard, ce que j’ai de mieux à faire est d’y penser le moins possible ». Il fut ensuite confié à sa grand-mère Anna Liszt à Paris qui finit par le requinquer et le choya en lieu et place de ses parents. Liszt qui assura le bien-être matériel de ses enfants fut un père absent puisqu‘il resta, à partir de 1844, près de 9 ans sans venir les voir tout en refusant à Marie le droit de s’en occuper. Daniel fréquenta plus tard le lycée Bonaparte, aujourd’hui lycée Louis le Grand. Après des débuts un peu difficiles, il se révéla être un brillant élève faisant la fierté de sa famille. Pour le récompenser, Liszt le fit venir à l’Altenburg. Ainsi à 15 ans il rejoignit à Weimar son père qu’il va enfin découvrir et admirer. En 1857 il partit pour Vienne afin de faire des études de droit qui ne l’enthousiasmaient pas. Il passera ses vacances d’été à Berlin chez Cosima encore mariée avec Hans von Bülow et c’est chez elle qu’il mourut de phtisie le 15 décembre 1859. Son père alerté par Cosima eut juste le temps d’arriver 2 jours avant sa disparition. Il se serait endormi dans ses bras et ses derniers mots auraient été : « je vais préparer vos places ». Cosima fut très marquée par le décès de son frère et appela sa première fille Daniela. L’enterrement eut lieu le 15 décembre au cimetière catholique de Berlin. En 1860, Liszt composa « les Morts », ode funèbre à la mémoire de Daniel. Comme nous le montre la photo envoyée par Christine, une grande croix blanche se dresse sur la tombe portant cette inscription : Daniel Liszt Né à Rome le 9 mai 1839 Mort à Berlin le 13 décembre 1859 Daniel Liszt Né à Rome le 9 mai 1839 Mort à Berlin le 13 décembre 1859 Crédit photo : Christine Van Zandijcke Musée virtuel Richard Wagner : Daniel Liszt à 15 ans lors de son séjour à Weimar (médaille) Les voyages de l'association "Sur les pas de Liszt" sur les rives du Danube juin 2019 Il y a eu tant de bons moments au cours de cette croisière lisztienne sur le Danube, tant de moments magiques sublimés par les 170 croisiéristes choristes, pianistes, mélomanes embarqués, qu’il est difficile d’en faire un résumé. Nous allons donc nous limiter pour ce site à quelques évocations purement lisztiennes de notre parcours, mais avant remercions les Listomanias International et en particulier Alain Rechner qui nous a donné la chance du 24 juin au 1er juillet dernier de passer des moments inoubliables en compagnie de Liszt bien sûr mais aussi de Beethoven, Schubert, Bartock, Offenbach et de tant d’autres. C’était un voyage de plus, organisé à la perfection par LI qui chaque année nous permet de découvrir Liszt dans de nouveaux environnements et de mieux comprendre ce compositeur virtuose. Raiding / Doborjan Lieu de naissance de Liszt le 22 octobre 1811. Ce petit village hongrois qui faisait jadis partie de l’Empire austro-hongrois sous le nom de « Doborjan » est aujourd’hui appelé « Raiding » et se situe en Autriche. Sous un soleil éclatant, nous avons visité la maison, bien restaurée convertie en lieu de souvenir. Nous avons essayé d'oublier le nouvel auditorium qui le jouxte et où chaque année a lieu le « Liszt Festival Raiding » pour ne voir que la petite église à quelques pas et le ru qui passe au fond du jardin et imaginer le petit Franciscus attentif aux leçons de musique de son père. Au retour, nous avons pu apercevoir au loin le Château des Esterhazy à Eisenstadt, employeurs d'Adam Liszt, le père nommé Intendant des Bergeries qui s'était fait tant d'amis parmi les musiciens de la cour. Szekszard Petite ville située au sud-ouest de la Hongrie à 140 km de Budapest le long du Danube. En 1838, Liszt a 27 ans et va revenir en Hongrie pour la première fois depuis son départ. Les grandes inondations du Danube qui ont dévasté Budapest l’incite à quitter Marie d’Agoult pour quelques concerts d’ entraide. Il y reçoit un accueil extraordinaire et il rencontre le Baron Antal Augusz ami indéfectible qui lui remettra le fameux sabre. A chaque fois que Liszt reviendra en Hongrie il sera reçu par Antal et souvent hébergé dans la propriété de ce dernier à Szekszard où plusieurs fêtes seront données en l’honneur de Liszt qui tentera d’en faire un petit « Altenburg ». Tous les musiciens, peintres, sculpteurs passaient pour le rencontrer. Même Olga Janina qui tenta de le tuer parce qu’il refusait ses avances. En 1871 Liszt y effectua un exode de 8 mois en raison de la guerre franco-prussienne. Lorsqu’ Antal décède, en 1878, Liszt dira « Nous ne faisions qu’une âme ». Nous avons visité la demeure d'Antal aujourd'hui école de musique Franz Liszt. Une statue du compositeur est à découvrir entre les branches du petit parc qui jouxte le bâtiment. Puis nous sommes allés voir le Palais du Gouvernement Provincial ancienne préfecture sur les ruines d'une Abbaye qui comprend un petit musée avec une pièce consacrée à Liszt où trônait un des ses pianos Chickering. Dans la grande salle de conseil nous avons pu écouter avec grand plaisir l’une des croisiéristes pianiste, Catherine Joly jouer "sospiro". Estergom Estergom fut la capitale de la Hongrie du X au XIIIème siècle. Sa cathédrale est la plus grande de Hongrie mais également la plus grande basilique d’Europe centrale. Sa construction a été lancée en 1820. Située au bord du Danube et au sein de l’Empire des Habsbourg, son inauguration a été honorée en 1858 par la présence de l’Empereur François Joseph, Liszt y dirigea pour la première fois sa célèbre messe d’Estergom encore appelée « Estergomi Misse » ou « Messe de Gran » ou encore « Missa Solemnis ». Elle fera dire à Liszt « J’ai plus prié cette messe que je ne l’ai composée ». Nous avons tous été touchés d’y entendre sous la direction de Gabriella Boda le « Salve Regina » de Liszt chanté magnifiquement par les choristes de la croisière. Budapest Les séjours de Liszt à Budapest furent nombreux notamment au cours de sa vie trifurquée. A chaque inondation grave du Danube, il y reviendra pour donner des concerts d’entraide, fêté et reconnu comme un héros national. Retenons deux lieux essentiels parmi ceux que nous avons visités. Eglise Saint Mathias Il y fut joué la "Messe hongroise du Couronnement " que Liszt composa pour l’Empereur François Joseph, couronné Roi de Hongrie. Liszt très controversé à l’époque en raison de son soutien aux patriotes hongrois n’eut pas la chance de diriger son œuvre et ne reçut même pas d’invitation officielle. Il fut néanmoins ovationné selon Alan Walker, biographe de Liszt, presqu'autant que l'Empereur et s'en retourna à son domicile, les appartements de l’Eglise paroissiale de Pest, à pied après avoir franchi le fameux pont des Chaines. Rien n'ayant beaucoup changé, il était si facile de l'imaginer. Réconciliation fut faite peu après avec l’Empereur François Joseph qui le décora. Liszt Memorial Museum Construit en 1881, ce bâtiment appelé "Vieille Académie de musique" , accueille le mémorial et le centre de recherche Franz Liszt. C'est une composante de l’Académie de musique de Budapest (aussi nommée Université de Musique Franz Liszt). Liszt y a vécu au premier étage de 1881 à 1886 année de sa mort à Bayreuth, dans un appartement qui a été reconstitué en 1986 et qui accueille le musée Franz Liszt de Budapest. Sans doute l'endroit le plus émouvant en raison de la présence de Liszt que l'on sentait dans chaque pièce où étaient disposés tant de souvenirs qui l'ont accompagné de son vivant, des tableaux dont des dessins de Gustave Doré, des portraits, des tapisseries de la princesse Carolyne, des bustes de Beethoven, Schubert et Weber, des meubles et surtout plusieurs instruments de musique, harmonium, harmonica en verre, pianos orgues, un Bôsendorfer et deux grands pianos Chickering dont un spécialement fabriqué pour Liszt sur lequel Nicolas Stavy a joué avec émotion quelques mesures de la consolation n°3. Bratislava Presbourg ou Pozsony du temps de Liszt. Dans cette ville le souvenir de Liszt est à chaque coin de rue omniprésent. En grande pompe avec une statue sur le fronton de l’opéra aux côtés de Mozart, Beethoven… ou plus modestement par un buste ou une plaque commémorative dans la ville ou même par quelques affiches taguées. Cette croisière nous a permis beaucoup d’autres visites très enrichissantes, Melk, Dürnstein et des rencontres inoubliables avec les croisiéristes ; Pierre Reach, Nicolas Stavy, Nicolas Dufetel avec une arrivée magistrale en bateau sur la basilique d'Estergom lors d'une de ses conférence évoquant le lieu, Katalin Vâmosi, Yanis et Marouan Benabdallah et surtout Gabriella Boda qui de main de maître a dirigé nos chanteurs venus des quatre coins du monde ; 14 nationalités représentées. Nous attendons avec impatience la prochaine croisière sur le Rhin, toujours à la rencontre de Liszt et surtout de Beethoven en cette année 2020, année anniversaire de sa naissance. FQM Maison de naissance de Franz Liszt à Raiding Maison d'Antal Augusz à Szekszard La basilique d'Estergom Basilique d'Estergom : les choristes croisièristes Eglise Saint Mathias La statue de Liszt, place Liszt devant l'Académie Royale Consolation n°3 par Nicolas Stavy sur le piano Chickering fabriqué pour Liszt Cliquez ici Affiche taguée dans une rue piétonne de Bratislava Franz Liszt fut-il un "séducteur"? Il fut une des premières victimes du « Rock Star System ». Bel homme, très séduisant, musicien doué, cultivé et éclectique dans ses savoirs, célèbre, charismatique et généreux, il ne lui manquait rien pour être courtisé à outrance, aujourd’hui nous dirions harcelé. Tous ceux qui le rencontraient étaient séduits. Parmi les multiples éloges, retenons en un tout simple, celui de l’écrivaine Georges Eliott en 1854 lors d’un voyage à Weimar, Liszt avait 43 ans : « Génie, bienveillance et tendresse rayonnent de toute son attitude, il maniait l’instrument avec calme et aisance et son visage était tout simplement magnifique » (1). Il fréquentait les salons, les milieux huppés où l’on rencontrait les femmes qui par leur fortune pouvaient être les plus élégantes, les plus séduisantes et les plus cultivées. Il avait l’embarras du choix et on lui a prêté beaucoup de conquêtes, cela continue encore aujourd’hui. Il existe un site faisant l’inventaire de toutes les femmes qu’il a côtoyées ou avec qui il a vécu sans faire le distingo sous le titre, Liszt, « Unions et enfants » Pour accéder à ce site cliquez ici Il avait un type de femme, pas toujours les plus jolies, mais toutes intelligentes et cultivées, avec souvent un faible pour les femmes inaccessibles soit par leur rang, soit par leur engagement dans leur mariage (Caroline de Saint Cricq, la Comtesse Marie d’Agoult, la Princesse Carolyne Sayn-Wittgenstein ) . Il fut donc harcelé, courtisé jusqu’ à la folie, on ramassait ses bouts de cigare, lui coupait les cheveux, on l’observait au télescope, on l’épiait, le surveillait, on se pâmait. Et il en fut ainsi même dans sa vieillesse, citons Adelheid von Schorn, écrivaine allemande : « Je n ai jamais vu qu’avec dégout ce don qu’avait Liszt d’attirer les femmes. Cela n’eut point de cesse même dans sa vieillesse et il était pénible de constater qu’il se trouvait des femmes capables de regarder le vieillard comme une proie désirable….malheureusement je n’ ai vu que trop souvent comment les femmes se jetaient sur lui, si bien qu’ on aurait pu penser que les rôles étaient inversés » (2). Fut-il sensible à toutes ces démonstrations ? En profita-t-il ? A t-il eu ce que l’on appelle aujourd’hui une vie de coureur ? Que disent les principaux exégètes de Liszt ? Opposons ceux dont les ouvrages font référence sur notre compositeur. Si Serge Gut dans son livre Liszt est le plus accusateur et lui prête maintes conquêtes, Alan Walker dans son Franz Liszt considère qu’on lui en a données beaucoup trop sans preuves ; « pas une seule pièce véritablement probante n’a été mise à jour qui prouve que le lien de Liszt avec l’une de ces femmes a été de nature sexuelle ». Nous ne les départagerons pas, d’autant qu’il y a eu tant d’autres biographes qui se sont penchés sur la question sans trouver un consensus, même après avoir décortiqué sa volumineuse correspondance. Liszt n’était pas du genre à étaler ses exploits amoureux, restant toujours discret. Il faudrait définir par quoi démarre l’engagement amoureux. A la lecture de la pléthorique correspondance romantique, on se rend compte de l’emphase qui était mise dans les rapports humains, beaucoup de pleurs, d’embrassades et de mots d’amour sans qu’il n’y ait eu quoi que ce soit. Ainsi, citons George Sand concernant Liszt : « j’aime Franz c’est une partie de mon propre sang ». Liszt n’a jamais attrapé la syphilis contrairement à nombre de ses « collègues » artistes, pour ne citer que ceux qu’il a connus ou qui lui ont été contemporains : Beethoven, Paganini, Schubert, Heinrich Heine, Schumann, Flaubert, Baudelaire, Jules de Goncourt, Alphonse Daudet, Nietzsche, Gauguin, Guy de Maupassant, Rimbaud, Manet… Que disent celles qui l’ont bien fréquenté ? Marie d’Agoult et sa fameuse phrase : « je veux bien être votre maitresse, pas une de vos maitresses », Carolyne Sayn-Wittgenstein : « il aimait la compagnie des femmes parce qu’elles l’adulaient, le valorisaient et lui apportaient la consolation dont il avait besoin de l’acharnement dont il était victime de la part de la critique et de tant d’autres qui le jalousaient et n’avait de cesse de l’assassiner » (1). Lorsque vieillissante à Rome, jalouse et alimentée par toutes les rumeurs qui lui parvenaient elle lui écrivait, lui reprochant ses tardives aventures ; « cela gâtera votre biographie » (3). Enfin ses élèves disaient qu’il était de nature affectueuse avec la gente féminine et sans prêter à mal. Il a sans aucun doute été un grand séducteur, écartelé entre ses sentiments et sa vocation religieuse, mais pas un grand collectionneur ni un grand libertin. Les séducteurs n'ont pas forcément de rapports sexuels avec toutes celles qu'ils séduisent. Comme le dit la Princesse, Liszt était trop pris par son travail, sa musique et ses appétences religieuses. Ne serait-ce pas en raison de ce dernier élément qu’il suscita tant de rumeurs ? Franz Liszt a rejoint les franciscains en 1865, ne recevant que les ordres mineurs mais portant la soutane et il continuait à séduire parfois à son corps défendant comme ce fut le cas avec Olga Janina (voir ci-après). Peut-on imaginer plus croustillant pour alimenter les rumeurs et les conversations de salon, et cela continue encore aujourd’hui ! Alan Walker Franz Liszt Fayard Serge Gut Liszt Editions de Fallois Guy de Pourtales 1926 La vie de Franz Liszt ebooks-bnr.com Françoise Quédeville Marmey Un cas d’harcèlement : Olga Janina Olga Janina, sous le pseudonyme de Robert Franz, raconte dans un livre pamphlet intitulé Souvenirs d’une cosaque comment souffrant d’une addiction pathologique à l’égard du compositeur, elle harcela « X », en fait Liszt, jusqu’a à y laisser toute sa fortune. Janina dans ce roman autobiographique se venge, comme Marie d’Agoult l’a fait avec Nélida. Les faits : en 1869 Liszt a 58 ans, il porte la soutane et se voit harcelé par une de ses élèves Olga Janina, prétendue Comtesse cosaque de 26 ans. Après avoir tenté de le tuer parce qu’il ne voulait pas répondre à ses avances elle se voit expulsée de Budapest. L’ouvrage : on se l’arrache dès sa première publication en 1874, et il rencontra un tel succès qu’il n’y eut pas moins de 13 éditions sous différents titres et différents pseudonymes. Liszt et la Princesse Sayn-Wittgenstein en furent meurtris, citons cette dernière dans un courrier à Edouard Liszt : « le monde sait bien que le pamphlet de Janina est plein de fausseté ; mais qu’on dit que ce sont les détails qui sont faux » (1) Petit roman agréable à lire en raison de l’humour dont fait preuve l’auteur, ainsi évoquant Weimar « petite ville où les chaussettes du souverain sèchent sur les haies des frontières ». Janina est ouverte, intelligente et presque féministe. La première rencontre avec « X » (Liszt) donne le ton au roman, c’est un coup de foudre : « je revins malade, fascinée, éblouie ». Commence un harcèlement qui va durer des mois et qui la mène partout où Liszt de sa vie trifurquée se trouve, à Weimar, en Hongrie, à Rome : « je ne pouvais aimer qu’avec violence, frénésie … il serait à moi ou je le tuerai ». Elle nous fait découvrir son acharnement au travail et sa religiosité : « j’assistais tous les jours à la messe de 6 heures, placée dans l’ombre d’un confessionnal, je le regardais prier ». Son addiction la conduira à tous les excès : « je m’abaissais à un triste espionnage et ne cessait de l’épier jour et nuit jusqu’ à l’épuisement … enfin « X » paraissait. J’oubliais mon mal et ma douleur, je l’avais vu ! Je m’en retournais consolée, guérie, pour recommencer le lendemain » Elle dépense toute sa fortune et plus tard celle de sa fille pour séduire « X », elle le couvre de fleurs et va jusqu’ à le harceler à la Villa d’ Este où il s’ est réfugié. De toute évidence et à l’aveu de Janina, il refusait de donner suite. A l’époque, les lois contre le harcèlement sexuel n’existaient pas. Comment cela s’est il terminé ? « X » a-t-il cédé ? elle mentionne à la fin du livre une scène qui a fait scandale où « X » après la messe du Vendredi Saint l’enlace et l’étouffe de baisers. C’est la scène la plus chaude du livre, il n’y a aucune mention de rapports sexuels . Compte tenu de ses confessions débridées, s’ils avaient eu lieu, elle les aurait bien complaisamment mentionnés. Elle termine son livre méchamment comme marie d’Agoult avec Nélida en nous montrant un Liszt vaniteux, hypocrite, qui l’a ruinée parce qu’il aimait le luxe et tous ses raffinements « il m’a aimée pour ma richesse ». A-t-elle confondu Liszt avec Wagner ? Faut-il la croire ? Toute sa vie selon les biographes, n’est que mensonges. Les grands moments de son enfance qu’elle décrit dans les premiers chapitres font douter de la véracité des faits. Laissons à Olga Janina les derniers mots de cette histoire qu’elle place dans la bouche de « X », trop content de s’en être débarrassé après qu’elle eut tenté de le tuer parce qu’il refusait de répondre à ses avances : « la violence de vos sentiments trouble la paix qui est une des conditions de mon existence. Souffrez donc que je m’abstienne de recevoir vos étranges élucubrations jusqu’ au moment où vous aurez compris qu’il n’y a pas de bonheur possible en dehors de l’observation des lois divines. Il faudra aussi vous réconcilier avec votre sort, qui n’est d’ailleurs que le fruit de vos diverses imprudences ». Souvenirs d’une Cosaque par Robert Franz deuxième édition, librairie internationale Lacroix et Cie, éditeurs 1874 (1) Serge Gut Liszt FQM Franz Liszt fut-il un "séducteur"? Il fut une des premières victimes du « Rock Star System ». Bel homme, très séduisant, musicien doué, cultivé et éclectique dans ses savoirs, célèbre, charismatique et généreux, il ne lui manquait rien pour être courtisé à outrance, aujourd’hui nous dirions harcelé. Tous ceux qui le rencontraient étaient séduits. Parmi les multiples éloges, retenons en un tout simple, celui de l’écrivaine Georges Eliott en 1854 lors d’un voyage à Weimar, Liszt avait 43 ans : « Génie, bienveillance et tendresse rayonnent de toute son attitude, il maniait l’instrument avec calme et aisance et son visage était tout simplement magnifique » (1). Il fréquentait les salons, les milieux huppés où l’on rencontrait les femmes qui par leur fortune pouvaient être les plus élégantes, les plus séduisantes et les plus cultivées. Il avait l’embarras du choix et on lui a prêté beaucoup de conquêtes, cela continue encore aujourd’hui. Il existe un site faisant l’inventaire de toutes les femmes qu’il a côtoyées ou avec qui il a vécu sans faire le distingo sous le titre, Liszt, « Unions et enfants » Pour accéder à ce site cliquez ici Il avait un type de femme, pas toujours les plus jolies, mais toutes intelligentes et cultivées, avec souvent un faible pour les femmes inaccessibles soit par leur rang, soit par leur engagement dans leur mariage (Caroline de Saint Cricq, la Comtesse Marie d’Agoult, la Princesse Carolyne Sayn-Wittgenstein ) . Il fut donc harcelé, courtisé jusqu’ à la folie, on ramassait ses bouts de cigare, lui coupait les cheveux, on l’observait au télescope, on l’épiait, le surveillait, on se pâmait. Et il en fut ainsi même dans sa vieillesse, citons Adelheid von Schorn, écrivaine allemande : « Je n ai jamais vu qu’avec dégout ce don qu’avait Liszt d’attirer les femmes. Cela n’eut point de cesse même dans sa vieillesse et il était pénible de constater qu’il se trouvait des femmes capables de regarder le vieillard comme une proie désirable….malheureusement je n’ ai vu que trop souvent comment les femmes se jetaient sur lui, si bien qu’ on aurait pu penser que les rôles étaient inversés » (2). Fut-il sensible à toutes ces démonstrations ? En profita-t-il ? A t-il eu ce que l’on appelle aujourd’hui une vie de coureur ? Que disent les principaux exégètes de Liszt ? Opposons ceux dont les ouvrages font référence sur notre compositeur. Si Serge Gut dans son livre Liszt est le plus accusateur et lui prête maintes conquêtes, Alan Walker dans son Franz Liszt considère qu’on lui en a données beaucoup trop sans preuves ; « pas une seule pièce véritablement probante n’a été mise à jour qui prouve que le lien de Liszt avec l’une de ces femmes a été de nature sexuelle ». Nous ne les départagerons pas, d’autant qu’il y a eu tant d’autres biographes qui se sont penchés sur la question sans trouver un consensus, même après avoir décortiqué sa volumineuse correspondance. Liszt n’était pas du genre à étaler ses exploits amoureux, restant toujours discret. Il faudrait définir par quoi démarre l’engagement amoureux. A la lecture de la pléthorique correspondance romantique, on se rend compte de l’emphase qui était mise dans les rapports humains, beaucoup de pleurs, d’embrassades et de mots d’amour sans qu’il n’y ait eu quoi que ce soit. Ainsi, citons George Sand concernant Liszt : « j’aime Franz c’est une partie de mon propre sang ». Liszt n’a jamais attrapé la syphilis contrairement à nombre de ses « collègues » artistes, pour ne citer que ceux qu’il a connus ou qui lui ont été contemporains : Beethoven, Paganini, Schubert, Heinrich Heine, Schumann, Flaubert, Baudelaire, Jules de Goncourt, Alphonse Daudet, Nietzsche, Gauguin, Guy de Maupassant, Rimbaud, Manet… Que disent celles qui l’ont bien fréquenté ? Marie d’Agoult et sa fameuse phrase : « je veux bien être votre maitresse, pas une de vos maitresses », Carolyne Sayn-Wittgenstein : « il aimait la compagnie des femmes parce qu’elles l’adulaient, le valorisaient et lui apportaient la consolation dont il avait besoin de l’acharnement dont il était victime de la part de la critique et de tant d’autres qui le jalousaient et n’avait de cesse de l’assassiner » (1). Lorsque vieillissante à Rome, jalouse et alimentée par toutes les rumeurs qui lui parvenaient elle lui écrivait, lui reprochant ses tardives aventures ; « cela gâtera votre biographie » (3). Enfin ses élèves disaient qu’il était de nature affectueuse avec la gente féminine et sans prêter à mal. Il a sans aucun doute été un grand séducteur, écartelé entre ses sentiments et sa vocation religieuse, mais pas un grand collectionneur ni un grand libertin. Les séducteurs n'ont pas forcément de rapports sexuels avec toutes celles qu'ils séduisent. Comme le dit la Princesse, Liszt était trop pris par son travail, sa musique et ses appétences religieuses. Ne serait-ce pas en raison de ce dernier élément qu’il suscita tant de rumeurs ? Franz Liszt a rejoint les franciscains en 1865, ne recevant que les ordres mineurs mais portant la soutane et il continuait à séduire parfois à son corps défendant comme ce fut le cas avec Olga Janina (voir ci-après). Peut-on imaginer plus croustillant pour alimenter les rumeurs et les conversations de salon, et cela continue encore aujourd’hui ! Alan Walker Franz Liszt Fayard Serge Gut Liszt Editions de Fallois Guy de Pourtales 1926 La vie de Franz Liszt ebooks-bnr.com Françoise Quédeville Marmey Yuncham Lim jeune pianiste virtuose mais déjà un immense interprète de Liszt Yuncham Lim jeune pianiste virtuose mais déjà un immense interprète de Liszt Je suis un paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte et me modifier. C'est facile.

  • Introduction | Lola

    La carrière de Liszt Le compositeur Franz Liszt est souvent présenté par de nombreux musicologues comme le compositeur le plus innovant du XIXᵉ siècle romantique. Pianiste virtuose, il transforma profondément la manière de jouer, de composer et de concevoir la musique ; il fut un véritable révolutionnaire du langage musical. Son influence fut considérable. Pour en savoir plus Cliquez ici Le virtuose "La prodigieuse virtuosité de LISZT résulte de la conjonction de son incomparable don de « fascination magnétique », allié à une technique éblouissante hors pair, et une sensibilité suprêmement aiguisée. LISZT est l’inventeur de la technique dite « transcendante », un langage nouveau qui n’existait pas auparavant". Pour en savoir plus Cliquez ici L’ écrivain « Liszt grandit en spirale, car il présente toujours de nouvelles faces : être extraordinaire. Je ne serais pas étonné de le voir quitter la musique tout à fait pour ne s’occuper que de littérature . » Charles Alexandre, grand-duc de Saxe-Weimar-Eisenach, 1851 Pour en savoir plus Cliquez ici Le pédagogue Liszt a eu plus de 400 élèves, tout au long de sa carrière. La dernière période, de 1873 à 1886, est la plus documentée, car certains élèves ont écrit des journaux et des témoignages, tels que, entre autres, Amy Fay, Carl Lachmund, Walter Damrosch, Arthur Friedheim, Alexander Siloti, August Göllerich, et Lina Schmalhausen. Pour en savoir plus Cliquez ici Le chef d´orchestre « Lorsqu’il dirige Beethoven, Berlioz, Wagner, il s’identifie au compositeur ; il pénètre entièrement dans l’univers mental de ces esprits avec lesquels il est en parfaite affinité. Il joue sur l’orchestre comme il joue sur le piano. » Richard Pohl, 1854 Pour en savoir plus Cliquez ici

  • Sociètés et associations | Lola

    Sociétés et associations lisztiennes dans le monde L'œuvre et la personnalité de Franz Liszt ont suscité dans de nombreux pays la création de sociétés et d'associations qui contribuent à faire vivre son héritage. Leurs activités sont multiples : concerts, festivals, conférences, publications, concours, actions pédagogiques, recherches musicologiques, rencontres entre interprètes et mélomanes ou encore préservation des lieux et documents liés au compositeur. Le répertoire présenté ici rassemble les principales organisations lisztiennes que nous avons pu identifier . Il n'a pas la prétention d'être exhaustif : certaines associations ont disparu, d'autres se sont transformées et de nouvelles initiatives continuent de voir le jour. FRANCE Sur les pas de Liszt Créée en 2012, l'association a pour ambition de mieux faire connaître la vie, l'œuvre et l'extraordinaire parcours européen de Franz Liszt. Elle organise notamment rencontres, conférences musicales et voyages sur les traces du compositeur. Sur les pas de Liszt Cliquer ici Les Lisztomanias de Châteauroux Créée en 2001, l'Association des Lisztomanias de Châteauroux œuvre à la connaissance et au rayonnement de Franz Liszt. Son festival, créé l'année suivante, associe concerts, conférences, rencontres, académies et actions de transmission auprès de nouveaux publics. Les Lisztomanias de Châteauroux Cliquez ici HONGRIE Liszt Ferenc Társaság — Société Franz Liszt La Hongrie, patrie de Liszt, possède naturellement l'une des plus importantes sociétés consacrées au compositeur. La Liszt Ferenc Társaság contribue à la connaissance et à la diffusion de son œuvre par des concerts, rencontres, publications et différentes manifestations musicales. Elle entretient également des relations avec les grandes institutions lisztiennes hongroises et avec le réseau international des sociétés Franz Liszt. Ferenc Liszt Society, Budapest. Cliquer ici AUTRICHE Franz Liszt-Verein Raiding Établie à Raiding, village natal de Franz Liszt, cette association autrichienne œuvre à la conservation, à l'étude et au rayonnement de son héritage. Sa situation au cœur même du lieu de naissance du compositeur lui confère naturellement une place particulière dans le réseau international lisztien. Franz Liszt-Verein Raiding Cliquez ici ALLEMAGNE Deutsche Liszt-Gesellschaft La Société allemande Franz Liszt rassemble interprètes, chercheurs et amateurs autour de la connaissance de la vie et de l'œuvre du compositeur. Très liée à Weimar, ville essentielle dans la carrière de Liszt, elle organise rencontres et manifestations et participe activement à la recherche et à la diffusion des connaissances. Elle publie notamment le Liszt-Jahrbuch et Forum Liszt. Deutsche Liszt Gesellschaft. Cliquer ici ROYAUME-UNI The Liszt Society Fondée à Londres en 1950 à l'initiative du compositeur et musicologue Humphrey Searle, puis reconstituée en 1970, la Liszt Society britannique compte parmi les plus anciennes sociétés lisztiennes toujours actives. Elle encourage l'étude de la vie et de l'œuvre de Liszt ainsi que l'interprétation, l'enregistrement et la publication de sa musique. Ses activités comprennent concerts, concours, conférences et publications. The Liszt Society, Londres. Cliquer ici ÉTATS-UNIS The American Liszt Society Fondée en 1964, l'American Liszt Society constitue l'un des réseaux lisztiens les plus importants hors d'Europe. Elle rassemble pianistes, enseignants, chercheurs, étudiants et mélomanes et possède plusieurs sections régionales aux États-Unis. Festivals, récitals, conférences et concours accompagnent une importante activité éditoriale, notamment à travers le Journal of the American Liszt Society. American Liszt Society Cliquer ici ITALIE Fondazione Istituto Liszt. Fondé en 1997 à l'initiative de la musicologue Maria Rossana Dalmonte, l'Istituto Liszt de Bologne est devenu en 2010 la Fondazione Istituto Liszt. Il constitue aujourd'hui l'un des principaux centres italiens consacrés à Franz Liszt et à son environnement musical européen au XIXᵉ siècle. La Fondation développe conjointement recherche musicologique et interprétation. Elle dispose d'une bibliothèque et d'archives spécialisées, organise concerts, conférences et colloques internationaux, publie les Quaderni dell'Istituto Liszt, attribue un Prix Liszt consacré à la recherche et soutient différentes initiatives musicales et universitaires. Très présente dans le réseau lisztien italien et international, elle a également apporté son concours ou son patronage à diverses manifestations consacrées au compositeur, notamment au Festival Liszt de Grottammare. Fondazione Istituto Liszt Cliquez ici POLOGNE Towarzystwo imienia Ferenca Liszta — Société Ferenc Liszt de Pologne Installée à Wrocław, la Société Ferenc Liszt de Pologne contribue à faire connaître l'œuvre du compositeur auprès du public polonais. Elle organise notamment les Wieczory Lisztowskie — « Soirées Liszt » — consacrées à Liszt et au répertoire pianistique qui l'entoure. Société Ferenc Liszt de Pologne Cliquer ici SUISSE Schweizerische Liszt-Gesellschaft — Société suisse Franz Liszt La Société suisse Franz Liszt participe au réseau international des organisations consacrées au compositeur. Elle contribue, par ses activités et ses échanges avec les autres sociétés européennes, à maintenir vivante la présence de Liszt auprès du public suisse. Société suisse Franz Liszt Cliquez ici PAYS-BAS Liszt Kring Le Liszt Kring rassemble aux Pays-Bas des musiciens et amateurs de Franz Liszt. Il contribue à la connaissance de son œuvre et s'inscrit dans le réseau européen des associations et sociétés consacrées au compositeur. Liszt Kring Cliquez ici CHINE The Liszt Society China Une branche chinoise de la Liszt Society britannique témoigne du développement considérable de l'intérêt pour Liszt en Asie. Elle participe à la diffusion de son œuvre et aux échanges entre le monde musical chinois et le réseau international lisztien. The Liszt Society China Cliquez ici JAPON The Liszt Society Switzerland–Japan Cette société originale établit un lien entre la Suisse et le Japon autour de Franz Liszt. Elle favorise la connaissance et l'interprétation de sa musique ainsi que les échanges culturels internationaux, notamment à travers concerts, rencontres et voyages. The Liszt Society Switzerland–Japan Cliquez ici UN RÉPERTOIRE APPELÉ À S'ENRICHIR La présence de Franz Liszt dans le monde ne se limite naturellement pas aux organismes mentionnés ici. Des associations locales, festivals, cercles de mélomanes et initiatives nouvelles poursuivent également son œuvre de transmission. Nous avons volontairement privilégié les sociétés et associations dont l'existence et l'activité ont pu être suffisamment établies, plutôt que de reproduire des annuaires anciens dont certaines références sont aujourd'hui incertaines. Vous représentez une société ou une association consacrée à Franz Liszt qui ne figure pas dans ce répertoire ? Nous serons heureux de compléter cette page. Vous pouvez nous communiquer le nom de votre organisation, son pays, ses principales activités ainsi que l'adresse de son site Internet. Pour nous contacter Cliquez ici Retour vers connaître Liszt Cliquez ici

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